
24 / 25 /
26 juin 2011
de 16h30
à 20h00
Au Jardin
d'Eole
45 rue d'Aubervilliers 75018 PARIS
M°Riquet ou Stalingrad
12 heures de performances, d'improvisations,
d'installations. Des artistes innovants interrogent une ville "en
train de se faire".
De La Chapelle à la
Porte de la Villette, en passant par Aubervilliers, La Plaine,
Pantin, un vaste pan du Nord-Est parisien est actuellement l'enjeu
d'aménagements urbains colossaux, le théâtre énorme de dizaines de
chantiers qui modifient en profondeur le paysage, la vie
quotidienne, la circulation... Chez les habitants de ces quartiers,
l'interrogation bat son plein. Que feront émerger les fondations ?
Un temps et un espace de transition, où les strates de la ville
ancienne et de la ville nouvelle se chevauchent encore. Le sol est
meuble, incertain, en mouvement. Un moment privilégié pour observer
la ville dans son processus naturel de transformation, de
déploiement...
Au coeur géographique
de ces changements et de plusieurs quartiers Politique de la Ville,
sur la rue d'Aubervilliers, le Jardin d'Eole, lieu stratégique pour
installer cette deuxième édition de notre festival.
Pas de
tréteaux, pas de plateau, pas de scène, pas de point fixe : une
manifestation "in situ".
Ça et
là, les performers questionnent le jardin et ses frontières, les
usagers, les passants... Un décalage artistique de la réalité et du
paysage quotidien, des processus incluant la participation du
public, un laboratoire d'improvisations mêlant danse, poésie,
musique, une installation de 20m de long et autres
hybrides...
Enfin,
une présentation de nos travaux d'ateliers
(corps-écriture, land-art) menés auprès des habitants en amont
de la manifestation, dont l'objectif demeure avant toute chose de
donner à tous l'opportunité de découvrir
voir, entendre, sentir ces formes contemporaines
.
PROGRAMME
WORKSHOP DE
QUARTIER
Présentation des travaux dirigés par Catherine Karako en amont
du festival
Catherine Karako a proposé aux
personnes âgées du Club Charles Lauth (cité Charles Hermite)
d'explorer la mémoire de leur quartier réveillée par leurs
témoignages, l'écriture poétique, la danse, les chansons...
Tous les jours de 16h30 à
17h00
IMPRO COLLECTIVES
Les artistes se mélangent chaque soir pour surprendre et
se laisser surprendre. Danse, texte, musique en laboratoire. Un
moment de découverte, de rencontre et de
convivialité.
Tous les jours de 19h à
20h
PERFORMANCES ET INSTALLATIONS
LE DRAGON DES
VILLES
Matthieu Junquet -
Installation/atelier land-art
En partenariat avec l'Antenne Jeunes Flandre, une
construction en direct réalisée avec de jeunes réfugiés de
l'association France Terre d'Asile. Une structure en bambous,
comme une colonne vertébrale, le squelette d'un animal mythique, ou
la charpente abandonnée d'un bâtiment vide. Un passage, un tunnel
aux jeux de lumière et d'ombre. En pénétrant à l'intérieur,
l'architecture se dévoile, l'espace se dessine. L'idée d'un habitat
vivant, aérien, sans mur, sans frontière. Une construction de la
transparence, un horizon qui se découvre entre les
croisées.
Tous les jours de 15h à 20h

MY FALLING STONE SMILE
Li-Ping Ting - art action
Une marche lente, une pierre sur la tête, une plume à la
bouche. Le motif d'une humanité nomade, d'un geste ancestral par
lequel l'être humain porte une partie de sa maison ou de sa
subsistance. Un écho au paysage toujours en mutation/reconstruction
de nos villes, aux migrations des populations... Auprès du passant,
la plume contacte une partie du corps , un espace indispensable de
notre demeure intérieure, archaïque, lié à notre survie, à notre
identité. Un refuge, un temps de repos, de liberté et de
paix.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Samedi 17h et 18h - Dimanche 17h
et 18h

INTERDIT AU PUBLIC !
Yumi
Fujitani (danse), Marc Gautier
(percussions),
Annie
Pauleau-Gauthier (texte, mise en
scène)
Un musicien, une danseuse et un chef de chantier
installent les éléments d'un décor éphémère. Ex-nihilo, ils
construisent sous les yeux du public, avec le public un espace qui
lui est d'ordinaire interdit. Est-ce le chantier d'une ville? Celui
d'un labyrinthe? Comme un labyrinthe, on s'y perd; comme une ville
tout s'y transforme. Pour construire cet espace tout est convoqué:
le corps, le son, le jeu. Chaque spectateur pourra y vivre son
parcours à la fois singulier et collectif.
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h30 et 18h30 -
Dimanche 17h et 18h

crédit photo Patrick Deby
LE BOAMP
Patrice Cazelles - Lecture et corps
sonores
Le BOAMP est le Bulletin Officiel des Annonces des
Marchés Publics de la Ville de Paris. Un répertoire détaillé des
divers éléments nécessaires à l'aboutissement d'un chantier.
Délais, matériaux, normes, attestations, labels, visas, poids et
mesures ... Un ouvrage technique envisagé sous l'angle poétique.
Une sorte de rumeur, une ambiance de mots et de sons qui évoluent
au rythme de la déambulation du poète/performer/improvisateur. La
mise en oeuvre d'un chantier symbolique acoustique et
littéraire.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Samedi 17h et 18h - Dimanche
17h30 et 18h30

LA MISE EN OEUVRE
D'UN REVÊTEMENT D'IMPERMÉABILITÉ
ADAPTÉ
Gilles Broussaud - Textes/installation
Mêlant le vocabulaire du chantier à des notes de
travail, des directives de jeu et de mise en scène de Valère
Novarina, Gilles Broussaud façonne le texte par associations,
dérivations, métaphores, pour faire clairement référence à des
objets, des matériaux. Les textes lus, répétés, chantés, se
concrétisent peu à peu dans l'espace avec la construction en direct
d'une oeuvre plastique, suivant une procédure inscrite dans les
textes. Un processus proche de celui du rêve, qui part de matériaux
impossibles à affronter.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Samedi 17h et 18h - Dimanche
17h30 et 18h30

L'INAUGURATION
Dominique Braux - Poésie, musique
Textes de Richard Brautigan, Jean Rousselot, Jean Louis
Roux
et quelques autres dont l'orateur.
« Et voilà qu'on, pose la
première
pierre d'un monument
d'incohérence,
qu'on essaie de tracer des ruines parmi nos
éphémères ivresses.
Et voilà qu'on pousse
nos gravats de calibre
en calibre
et qu'on abandonne
nos signes aux
recouvreurs de murs...
par les murs.
Tandis que sonnent
et trébuchent,
sonnent et trébuchent
les nouveaux olympiens....»
Samedi 17h et 18h - Dimanche 17h30 et
18h30
DÉMESURÉMENT
MOYENS
Cécile Duval
(texte), Guylaine Cosseron (voix),
Bernard
Martin (trompette)
Poésie -
Musique improvisée
«Je vous construirai une ville avec des loques,
moi.
Je vous construirai sans plan et sans ciment un édifice que
vous ne détruirez pas
Et qu'une espèce d'évidence écumante soutiendra et
gonflera,
Qui viendra vous braire au nez, et au nez
gelé
(...)
Avec de la fumée, avec de la dilution de brouillard et du
son de peaux de tambours
Je vous assoirai des forteresses écrasantes et
superbes,
(...)
Contre lesquels votre ordre multimilllénaire et votre
géométrie
Tomberont en fadaises et galimatias et poussières de sable
sans raisons. »
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h30 et 18h30 - Dimanche
17h et 18h

D-STRUCTION-RE
Fred Wall°Ich (saxophone), Thierry Mariétan
(contrebasse),
Isabelle Camarrieu (chant, texte)
Installation - Musique Improvisée
Un dispositif sonore destiné à créer une chambre
d'écho.
Une étrange construction, les lignes des instruments
discourent sur son avancement. Le texte récité parle de la
transformation de la ville. Des flux arrivées et départs figurent
les nouveaux habitants. La construction avance,la pièce s'accélère,
se rompt, reprend un rythme régulier, puis se transforme. Flux des
battements de la vie de la journée, de l'année... Les instruments y
prennent la main, envahissant l'espace du jardin porté à une
nouvelle ampleur.
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h30 et 18h30 - Dimanche
17h30 et 18h30

RHAPSODIE POUR CHANTIER
(MÉTAMORPHOSE BRUITISTE D'UNE VILLE EN
MOUVEMENT)
Roberto Robao - Improvisation
électro-acoustique
Le chantier : une perturbation dans le champ habituel de
la vie quotidienne et un «bruit de fond», caractéristique,
Qu'est-ce qu'un bruit, comment l'apprivoiser quand on ne peut le
nier ? Comment accepter le bruit, comment le convertir ? A partir
de ressources enregistrées en amont, une improvisation
déambulatoire équipée de matériel électronique, d'instruments à
vents et de percussions,une domestication du son qui nous porte à
accepter la différence, à comprendre les intrusions dans nos modes
de vies et de pensée, tout ce qui serait de nature autre et à
priori étrangère.
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h et 18h - Dimanche 17h30 et
18h30

LES PERCÉES CLANDESTINES
Camille Escudero (corps) - Anthony Carcone
(marteau-piqueur)
Improvisation
Le territoire parisien comme « chantier »
permanent s'est dessiné par poussées, par bourgeonnements où
le « neuf » fleurit puis efface
l' « ancien ».... Le mot « chantier » en
désignant étymologiquement le « baudet, nous renvoie à
l'ordre d'avancer cohabitant avec le désir têtu de reculer...
Camille Escudero et Anthony Carcone vont sonder cette trame
ambivalente, ce flux imperceptible et discret, qui est le pouls
même de la ville...
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h30 et 18h30 - Dimanche
17h et 18h

EN CHANTIER 2 FAIRE VOTRE
CONNAISSANCE
Catherine Karako - danse /
improvisation
La performance a déjà commencé bien avant
lorsqu'un corps solitaire se projette dans les chantiers en les
photographiant. Des photos où le regard se confond dans un dedans,
dehors. Dans l'intimité des lieux et de leur dénuement. Lieux
délabrés, un décor entre passé et futur. Puis, vient la
danse, chargée de ces images qui seront distribuées cours de
la performance, comme un geste de dépouillement dans ces temps de
transformation. Une percée où chaque déséquilibre devient l'élan
vers un renouveau.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Samedi 17h30 et 18h30 - Dimanche
17h30 et 18h30

ATTENTION CHANTIER ! - Romain Mercier
(saxophone)
Un chantier, une évolution, parmi d'autres. Construire
une réalité, mon esprit et l'espace extérieur. Une réalité
incontrôlable et surprenante, celle qu'on provoque pour vouloir la
guider, celle qu'on veut partager, dans un milieu où presque rien
n'est attendu, où les contraintes sont imprévisibles. Un saxophone
et des accessoires pour élaborer une musique faite de sons déjà
apprivoisés et bruits inhabituels pensés dans des contextes
dynamiques et/ou statiques. Chercher une juste musique,
dans un univers sonore inachevable qu'est la
ville.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Dimanche 17h et
18h

BALLADE DE QUELQUE PART POUR ALLER
NULLE PART
Jean-Christophe Petit
- art-action
Une ballade-conférence poétique où le public est invité
à se déplacer avec le performer, qui intervient sur de manière ou
non sur des éléments publics du parc et de la ville
(trafic,mobilier, urbain). Le confort annule tout investissement
physique sur le voyage. L'usager des moyens de transport, presque
immobile, isolé et plongé dans le monde virtuel de ses pensées,
perd conscience de l'acte même de son déplacement. Il s'agit donc
de figer des fragments urbains dans une rencontre des corps,
révélant à la fois leur part de réalité et
d'imaginaire.
Vendredi 17h30 et 18h30 - Samedi 17h30 et 18h30 - Dimanche
17h et 18h

PAR DESSUS LES MOULINS
Marguerite Papazoglou - danse, voix,
texte
Une clocharde conférencière jeune téméraire vieille
aigrie idéaliste flegmatique enflammée sacrifiée indigne vit là,
partout, déménage avec des cartons vides dans des logements
scandaleusement vides, explore et expose l'intérieur de son crâne,
de ses articulations, de ses sons.
En équilibre entre un dedans où elle fouille, cherche, sa
dignité, son histoire, celle qu'elle (n')a (pas) vécue, et celle
qu'elle essaie de raconter, et le dehors où elle cherche à attraper
des lambeaux de regards auxquels s'attacher et des bribes de sons
pour s'habiller.
Vendredi 17h et 18h - Samedi 17h et 18h
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